Comment “apprendre à apprendre” à votre enfant et le réconcilier définitivement avec les apprentissages, c’est peut-être le gros challenge que vous vous êtes fixé.

« J’ai fait mes devoirs ! C’est bon, tu es satisfaite ? » Si votre enfant ne verbalise pas son dégoût de l’école et des devoirs toute son attitude vous le fait ressentir. « Pourtant je lui ai dit que c’était pour son bien, pour son avenir de travailler ! », « Je ne comprends pas pourquoi il passe son temps à jouer aux jeux vidéo ! »

Tout être humain a un besoin profond de travailler, d’apprendre, les enfants ne font pas exception!  Pourquoi alors, si ce besoin est ancré en eux, beaucoup d’enfants fuient-il le travail scolaire ou l’apprentissage ?

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Je pense que la manière dont on lui présente la connaissance n’est pas adaptée. L’enfant a besoin d’apprendre oui, mais dans la joie. Car ce qui fait joie fait sens.

Comment notre système actuel « encourage » -t-il l’apprentissage ? Je dirais, essentiellement, à travers la compétitivité, la comparaison aux autres, la sanction de l’erreur par les notes ou les punitions, le « faire » plutôt que l’« être ». 

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« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir. » Maria Montessori

Le résultat, c’est une baisse d’estime de soi pour les enfants qui ne parviennent pas à entrer dans ce moule, une pression qui peut les pousser au décrochage scolaire, à perdre le goût d’apprendre. Des parents qui se transforment en coach scolaires.

Rappelez-vous qu’il n’y a pas un seul chemin vers le succès.

Ce qui marche pour certains ne marche pas forcément pour d’autres. Il n’y a pas un « moule parfait » auquel aspirer, il y a seulement un enfant unique, qui est assez « parfait » comme il est.

En partant de là, décidez vous-mêmes de vos propres limites, ne laissez pas les autres les fixer pour vous.

Plutôt qu’un coach qui pousse son enfant à faire toujours « mieux » pourquoi ne pas être une rebelle éclairée, une guide qui l’aide en douceur à trouver par lui-même les réponses à ses questions, à expérimenter, trouver un sens à son apprentissage ?

Etre un soutien qui l’aide à s’organiser, optimiser les capacités et talents qui lui permettront de réaliser ses plus grands rêves, accomplir son Mektoub ? Bismillah.

Note : ce billet est rédigé par Samah, fondatrice de teenyzeytoon.fr. La mission de son blog : t’aider à élever un enfant épanoui, curieux d’apprendre et éveillé à la spiritualité via des outils ludiques ! – Tracker Routine à télécharger dans cet article.

 

1/ Identifiez ses dons cachés

 

Avant même de commencer le voyage de l’apprentissage je pense qu’il est primordial de se poser un certain nombre de questions qui permettront d’en poser des fondations solides. 

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« Tous les enfants ont du génie, le tout est de le faire apparaître. » Charlie Chaplin

Chacun d’entre nous a un trésor caché qui ne demande qu’à illuminer le monde, un destin, Mektoub à accomplir.

Votre enfant est sur terre pour accomplir une mission, adorer Dieu en utilisant Ses dons de la meilleure manière. Parmi les cadeaux divins, un mixe unique de talents et de dons innés. Certains sont mesurables et d’autres non.

La liste de ses qualités et talents innés

Un carnet et un stylo

Pour aider votre enfant à découvrir sa zone de génie, vous pouvez répertorier ses talents uniques. Je vous suggère de vous munir d’un carnet et d’un stylo.

Vous pouvez poser ces questions à votre enfant, en prenant soin de garder l’esprit ouvert et accueillir ses réponses telles qu’elles sont, sans jugement ou conseil (il sera toujours temps de les décortiquer et les approfondir plus tard) :

  • Qu’est-ce que tu aimes faire le plus et facilement ?
  • Quelles matières aimes-tu le plus et pourquoi ?
  • Dans quel domaine souhaiterais-tu être meilleur ?
  • Pourquoi penses-tu que tu ne progresses pas dans telle matière ?

Une piste : quel(s) type(s) d’intelligence ressort(ent) le plus chez lui ?

Les dons innés de votre enfant sont liés à différents types d’intelligence.

L’école permet d’en développer essentiellement deux : l’intelligence logico-mathématico-scientifique et l’intelligence linguistique mais il en existe d’autres qui à mon avis mériteraient tout autant notre attention.

En 1983, Howard Gardner a ouvert un débat sur les formes d’intelligence. Il argumenté en faveur de différents types d’intelligence, remettant ainsi en cause l’idée que le test de QI serait une mesure complète d’intelligence. Il en propose de son côté huit types :

  1. L’intelligence linguistique, caractérisée par une facilité et une joie à travailler avec les mots, les sens, les structures et utilisations du langage
  2. L’intelligence logico-mathématico-scientifique, caractérisée par des forces dans les domaines des mathématiques et ou des sciences, le raisonnement, les concepts, etc
  3. L’intelligence visuelle-spatiale qui est caractérisée par de hauts degrés de conscience visuelle, une grande créativité et une bonne mémoire
  4. L’intelligence intra-personnelle ou intelligence intuitive caractérisée par la compréhension et la gestion de ses propres sentiments, pensées, valeurs.
  5. L’intelligence interpersonnelle ou intelligence sociale est l’aptitude à comprendre les autres et communiquer avec eux. Elle est caractérisée par des relations positives avec les autres et permet d’aider à résoudre les problèmes liés à nos relations avec les autres.
  6. L’intelligence corporelle-kinesthésique est l’habilité à utiliser, coordonner et contrôler différentes parties du corps, entreprendre aussi bien des activités de motricité fines que brutes d’une façon expressive et fluide
  7. L’intelligence musicale est l’aptitude à créer et percevoir les sons, mélodies et rythmes
  8. L’intelligence naturaliste est l’habilité à reconnaître et classifier les plantes, animaux, minéraux et faire preuve d’empathie envers eux

La huitième et demi est l’intelligence spirituelle ou existentielle. C’est l’aptitude à se questionner sur le sens et l’origine des choses, à penser notre origine et notre destiné.

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« Je n’ai jamais vu d’enfant stupide; J’ai vu parfois un enfant faire des choses que je ne comprenais pas ou que je n’avais pas prévues. J’ai vu parfois un enfant qui n’avait pas vu les lieux que j’avais visités, mais ce n’était pas un enfant stupide. Avant de le dire stupide, réfléchis: Était-il stupide ou savait-il simplement d’autres choses que toi? » Ruth Bebermeyer

 

Déterminez ensemble des objectifs

Maintenant que vous avez en tête les forces et capacités uniques de votre enfant, vous pouvez discuter avec lui de ses rêves, fixer des objectifs et les noter dans le même carnet. Approfondissez l’essence de chaque but, car un « but » peut en cacher un autre, que l’enfant ne sait peut-être pas encore exprimer avec les bons mots.

Pour fixer un objectif clair et atteignable, celui-ci a besoin d’être SMART :

  • Spécifique, afin qu’il soit le plus clair et précis possible
  • Mesurable, afin de connaître quel est le niveau à atteindre (vous pouvez proposer un système de cinq étoiles et l’enfant coloriera le nombre d’étoiles qu’il souhaite atteindre)
  • Ambitieux, afin qu’il représente un défi et soit motivant
  • Réaliste, afin d’être motivant et éviter l’abandon au fur et à mesure qu’on progresse vers lui
  • Temporellement défini, c’est-à-dire délimité dans le temps, avec une date butoir et éventuellement des dates intermédiaires 
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« Vous êtes nés avec un potentiel. Vous êtes nés pour la bonté et la confiance. Vous êtes nés avec des idéaux et des rêves. Vous êtes nés pour accomplir de grandes choses. Vous êtes nés avec des ailes. Vous n’êtes pas fait pour ramper, alors ne le faites pas. Vous avez des ailes. Apprenez à les utiliser et envolez-vous. » Rûmi

Ensuite, détaillez ses objectifs selon qu’ils soient à court et long terme. Par exemple, si votre enfant veut devenir vétérinaire, a-t-il réalisé que pour cela il a besoin d’exceller en science ? Où va-t-il travailler ? etc.

Il peut par exemple dessiner une montagne (ou un escalier) avec au sommet son « grand objectif ». Puis, du bas vers le haut de la montagne il peut dessiner, écrire les objectifs à plus court terme qui lui permettront d’atteindre son grand objectif.

Enfin, invitez-le régulièrement à se visualiser en train d’atteindre ses objectifs, de réaliser ses rêves.

Pour cela, il peut fermer les yeux, s’imaginer en train de réaliser l’objectif, imaginer l’endroit où il se trouve, le décor autour de lui, l’émotion ressentie, les odeurs et parfums, les gens qui sont autour de lui etc…

La visualisation est un excellent moyen pour envoyer un signal positif à notre cerveau (qui ne sait pas faire la différence entre ce qui est réel et imaginaire) et (re)booster notre motivation à apprendre, progresser vers nos buts.

Votre meilleur atout

Votre meilleur atout pour l’aider à trouver le trésor qui est en lui et lui donner l’envie d’apprendre, ce sont vos qualités de cœur! L’empathie, la douceur. Des qualités qui donnent des ailes.

Restez focus sur l’essentiel 

Focalisez sur l’être plutôt que le faire, les valeurs comme l’amour, le respect.

Pensez en termes de besoins et sentiments plutôt qu’en termes de jugements. Faites preuve d’empathie en écoutant de tout votre être ce qu’il vous dit, en étant pleinement présente. Cette présence à l’autre peut requérir de l’entraînement car, comme le dit Marshall B. Rosenberg :

« Nous avons pour la plupart été élevés avec un langage qui nous pousse à étiqueter, catégoriser, exiger et porter des jugements, plutôt qu’à prendre conscience de nos sentiments et de nos besoins. » 

Exprimez-lui un amour inconditionnel, qui ne dépend pas de ce qu’il dit ou fait. Souriez, dites-lui des paroles douces.

Intéressez-vous réellement à ses sentiments, ses centres d’intérêt en lui posant des questions ouvertes.

Donnez-lui de la confiance

Soyez indulgente envers ses « bêtises » ou « erreurs » en lui donnant des chances de se corriger. Valorisez l’erreur comme une source d’apprentissage.

Focalisez sur le positif chez lui, il ne pourra que se développer.

Encouragez-le. Montrez-lui votre soutien mais évitez toute pression. « Pousser » l’enfant à apprendre rend l’apprentissage repoussant. Tandis que l’encouragement et le soutien sont l’eau dont a besoin la graine pour pousser. Souvenez-vous : 

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« L’enfant est un individu unique: pour apprendre il doit se sentir accepté, aimé, en sécurité et acteur d’un environnement qui l’encourage, le nourrit et le soutient. » Maria Montessori.

 

2/ Planifiez

 

Le but est que votre enfant apprenne à organiser ses temps d’apprentissage pour attein dre les objectifs fixés plus hauts, pas de lui imposer un planning qui ne tient pas compte de ses besoins.

Le meilleur moyen d’aider votre enfant à déterminer quels sont les meilleurs moments et endroits pour apprendre c’est de l’observer, d’en discuter avec lui, programmer ensemble ses activités.

Commencez par éliminer les voleurs de temps

Lorsque nous sommes jeunes, nous tombons plus facilement dans les distractions (notamment les distractions « technologiques ») car nous ne connaissons pas encore l’importance du temps.

Nous avons besoin d’en prendre conscience ainsi que de tout ce qui nous vole de précieuses heures au quotidien.

Pour aider votre enfant à éliminer les voleurs de temps, invitez-le à noter honnêtement, durant une semaine, le temps qu’il passe dans chacune de ses activités.

Il peut inscrire dans un tableau le temps qu’il passe dans des activités plus nuisibles que bénéfiques comme la télé, les jeux sur l’ordinateur, les jeux vidéo et le temps qu’il passe dans des activités bénéfiques comme lire, jouer dehors ou sans écrans, apprendre, dessiner, écrire, créer, se reposer, faire ses devoirs, etc.

Cela ne l’aidera peut-être pas à éliminer les premières tout de suite, mais une prise de conscience concrète est un premier pas vers le changement.

Proposez-lui de signer un contrat écrit avec lui-même pour déterminer le temps qu’il passera dorénavant dans les activités bénéfiques et les distractions.

Choisissez ensemble le (ou les) meilleurs moments pour apprendre…

Une piste : les cycles circadiens

L’être humain est soumis aux cycles circadiens, notre horloge biologique. Il sera beaucoup plus disposé à se concentrer, apprendre et mémoriser à certains moments de la journée.

Les moments où il sera le plus concentré se situent entre 3h et 11h du matin. Les adultes ont également un autre pic de concentration entre 15h et 19h, mais un enfant risque d’avoir beaucoup plus de mal à se concentrer en milieu et fin d’après-midi.

Le meilleur moment « biologique » que l’on puisse dédier à l’apprentissage est donc le début de la journée, de préférence tôt le matin.

…et faites-en une routine

Une fois que vous avez déterminé ensemble le ou les meilleurs moments de la journée, mettez en place des routines. Elles auront l’avantage de responsabiliser l’enfant en faisant de ces moments de vrais rituels. Je vous conseille de vous limiter à trois nouveaux rituels chaque mois.

Un exemple de petites routines que vous pourriez mettre en place :

  1. Boire un verre d’eau
  2. Faire une séance de respiration (la cohérence cardiaque ou la respiration abdominale par exemple sont des techniques simples qui l’aideront à décupler sa concentration en se mettant en mode « alpha »)
  3. Faire une Séance d’apprentissage autour d’un sujet spécifique : histoire, géographie, mathématiques, biologie, jardinage etc. (vous pouvez en choisir un que vous étudiez sur quelques semaines avant d’en aborder un autre, comme dans la pédagogie Steiner)

Pssss….Je vous offre ce tracker qui vous aidera à suivre les routines de votre enfant sur trois semaines 

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« Le succès n’est rien d’autre que quelques disciplines simples, pratiquées tous les jours. » Jim Rohn

Choisissez ensemble un espace dédié à son apprentissage

L’important n’est pas la taille de l’espace, ce peut être un coin dans la chambre de l’enfant ou dans la maison.

Je pense en revanche qu’il est nécessaire d’avoir un espace qui soit dédié à l’apprentissage, aux études et devoirs car dans le psychisme humain l’espace et la fonction vont ensemble. 

Choisissez un espace que l’enfant pourra s’approprier, embellir, où il pourra déposer une petite plante, accrocher ses objectifs à court et long terme, son contrat avec lui-même pour limiter ses temps de distraction, des mémos liés à ce qu’il est en train d’apprendre, etc.

 

 

3/ Boostez ses capacités d’apprentissage

 

Quand on apprend avec facilité, on a moins de chance de se décourager ! Aidez votre enfant à optimiser son cerveau pour l’apprentissage, connaître la façon avec laquelle il apprend de manière fluide.

Connecter ses deux cerveaux

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« Nous devons penser l’éducation comme un moyen de développer nos plus grandes capacités. » John Fitzgerald Kennedy

Pour faire court, le côté droit du cerveau est plutôt lié à la créativité, la tonalité, la mélodie, les émotions et le côté gauche à l’analyse, la structure et le sens du langage, à la rationalisation de ce qu’on entend.

Le cerveau g auche et le cerveau droit fonctionnent de manière optimale lorsqu’ils sont en train de travailler ensemble, via le corps calleux. C’est la plasticité et la connectivité à l’intérieur du cerveau qui le rendent brillant.

Vous avez remarqué qu’en entendant une chanson au réveil on n’arrivait plus à déloger celle-ci de notre esprit ? C’est parce que les chansons stimulent bien la connexion cerveau gauche et droit : leur mémorisation en devient « irrésistible ».

Parmi les exercices que vous pouvez proposer à votre enfant pour connecter ses deux cerveaux :

  • Faire un dessin avec la main droite puis avec la main gauche.
  • Bouger un bras simultanément avec la jambe de la partie opposée du corps.
  • Dessiner le chiffre huit horizontalement sur un papier avec un crayon ou dans l’air de façon imaginaire. Commencez par le centre et continuer vers la gauche, puis revenez vers le centre et terminer le huit sur la droite. Plus le huit est grand, plus l’exercice est bénéfique.

Expliquez-lui qu’en faisant ces exercices ses deux cerveaux se connectent, ce qui lui permet d’apprendre mieux et plus vite. 

Trouvez comment votre enfant apprend le mieux

Le VAK

Avez-vous entendu parler du VAK? V pour Visuel, A pour Auditif et K pour Kinesthésique. Tous nos sens sont utiles pour apprendre, mais certains sens sont plus sensibles à l’apprentissage que d’autres selon les personnes.

  • Les personnes visuelles ont besoin de voir les choses avant de pouvoir réellement les apprendre de la meilleure façon.
  • Les auditifs apprennent mieux quand ils écoutent quelqu’un expliquer quelque chose.
  • Les kinesthésiques sont des personnes manuelles. Elles ont beaucoup plus de chance d’apprendre quelque chose quand elles la font.

Pour savoir si votre enfant a un apprentissage plutôt visuel, auditif ou kinesthésique vous pouvez faire une expérience très simple.

L’exercice de la pomme

Dans son livre « How to help your children learn », Bernadette Tynan propose l’exercice de la pomme pour nous aider à connaître la meilleure façon dont apprend l’enfant (et nous-mêmes !).

Prenez une pomme. Expliquez le concept « pomme » à votre enfant avec trois méthodes différentes :

  • Visuelle : sans utiliser aucun mot, vous le lui expliquer par le dessin uniquement.
  • Auditive : votre enfant ne peut ni toucher ni voir une pomme. Vous lui expliquez ce qu’est une pomme uniquement en la décrivant verbalement.
  • Kinesthésique : votre enfant ne peut ni voir, ni entendre il peut seulement toucher la pomme pour être capable de comprendre ce que c’est.

Quand vous finissez de faire ce petit exercice avec votre enfant vous pouvez discuter des questions suivantes avec lui :

  • A quel point était-il facile de d’expliquer le concept « pomme » pour chacun d’entre vous en utilisant la technique visuelle, auditive ou kinesthésique ?
  • « Si tu n’avais jamais connu le concept de la « pomme » avant, comment aurais-tu préféré apprendre à son propos ? », « En utilisant seulement une méthode ou en utilisant une combinaison ? »

    4/ Expérimentez d’une façon rigolote

 

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« Le jeu, c’est le travail de l’enfant, c’est son métier, c’est sa vie. » Pauline Kergomard

Selon le psychiatre William Glasser nous retenons :

  • 10% de ce que nous lisons
  • 20% de ce que nous entendons
  • 30% de ce que nous voyons
  • 80% de ce que nous faisons.

C’est pourquoi les méthodes d’expérimentation sont les plus efficaces pour apprendre.

Plutôt que retenir les concepts scientifiques (ou même littéraires) en les apprenant par cœur dans un manuel, l’idée est de les approcher d’une manière expérimentale et ludique.

L’enfant fait lui-même l’expérience du concept, puis il pourra la décrire avec ses propres mots et dessins.

Pour cela vous aurez besoin de préparer à l’avance (la veille par exemple) le matériel à utiliser pour cette expérience-là. Inutile de commander la valise de Géo Trouvetou : les ustensiles / produits de la vie quotidienne suffisent généralement.

Un exemple d’expérimentation issu de la méthode Montessori.

Créer un livre sur l’histoire du cycle de vie du papillon en tant qu’évolution naturelle.

Pour le réaliser, l’enfant devra connaître le cycle de vie du papillon.

La meilleure manière (même si vous pouvez également observer ensemble les étapes dans un livre) : observer ce cycle pendant son déroulement réel.

Vous aurez besoin de commander des œufs de chenille, leur fournir une alimentation et un environnement adapté, afin que l’enfant soit le témoin direct de la métamorphose de la chenille.

Ensuite pour réaliser le livre : vous aurez besoin de feuilles A4, d’une règle, d’un crayon à papier, de crayons de couleurs, d’une perforeuse, d’un ruban ou d’une ficelle.

Faites le lien entre ce qu’il apprend à l’école et ses objectifs

Pour l’amener à faire le lien avec ce qu’il apprend à l’école, vous pouvez chercher à le motiver avec les objectifs vus plus hauts et/ou un de ses centres d’intérêt.

Par exemple votre enfant n’est pas ami avec les dictées mais il est passionné de mérous.

Comment utiliser ses acquis en orthographe pour sa passion en évitant une dictée formelle ?

Intéressez-vous réellement à sa passion et proposez-lui de préparer un exposé sur les mérous : cela l’incitera à soigner son orthographe beaucoup plus qu’avec une dictée !

Multipliez les situations d’apprentissage naturel

Un exemple d’occasion pour s’améliorer naturellement en mathématiques : vous aider à déterminer le budget des courses pour un évènement spécial.

Ramadan est un mois où, souvent malheureusement, beaucoup d’argent est gaspillé dans de la nourriture qu’on ne consommera pas.

Pourquoi ne pas lui demander de vous aider à déterminer le budget des courses d’une façon qui soit le plus économique possible ? Comment peut-il vous aider à dépenser moins en courses afin de donner plus en charité, par exemple?

Dessinez sur une feuille chaque élément à acheter avec une étiquette de prix à remplir. Laissez votre enfant choisir combien il souhaite dépenser (ou économiser) pour chaque élément puis discutez-en avec lui et laissez-le faire le choix final.

Encouragez-le à résoudre des problèmes de la vie quotidienne avec vous, comme organiser un évènement familial ou la fête de l’Eïd. Il ne pourra que gagner en responsabilité, créativité et confiance en lui.

 

5/ Habituez-le à personnaliser son apprentissage

 

Bernadette Tynan conseille d’aider l’enfant à faire preuve de créativité en personnalisant son apprentissage. C’est une des clés pour apprendre avec joie et (donc) de manière optimale.

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« N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus quand ils seront grands. Aussi doit-on, en priorité, aider l’enfant à cultiver ses facultés de création et d’adaptation. » Maria Montessori

 

Aidez-le à toujours être actif.

Donnez-lui l’habitude de ne pas « accepter » la manière dont les informations lui sont présentées mais de ne pas hésiter à mettre en place des actions pour les réarranger de la manière avec laquelle il apprend le mieux.

Apprenez-lui s’approprier son apprentissage.

L’humain adore ce qui lui appartient. Pour faire de la connaissance sa propriété, il suffit d’un peu de créativité : créer une chanson, une danse, un dessin à propos de ce qu’on apprend.

C’est ce qui permettra d’associer dans son esprit l’apprentissage avec quelque chose de « marrant », « rigolo ».

Expérimentez différentes techniques

La clé pour trouver ce qui marche le mieux pour lui en terme d’apprentissage est d’expérimenter différentes façons d’apprendre.

La Mind Map, par exemple, a révolutionné la façon d’apprendre / réviser une leçon car son aspect organique et personnalisé répond aux besoins du cerveau bien plus qu’une fiche linéaire.

Soyez créative. Et surtout ayez confiance en la créativité de votre enfant.

Laissez-le choisir ce qui marche le mieux pour lui

Restez ouverte à de nouvelles idées. Ce qu’on apprend à propos du cerveau et de l’apprentissage est continuellement en train d’évoluer : il ne faut pas hésiter à discuter avec lui à propos de nouvelles idées.

Encouragez-le à s’inspirer de nouvelles avancées quand elles fonctionnent pour lui.

Rappelez-lui qu’il est une personne unique.

L’essentiel est qu’il continue à faire et sentir ce qui marche le mieux pour lui et pas une autre personne.

Pour conclure, rappelez-vous que vous n’êtes pas seule.

Dieu est avec vous. Ar Rahman Ar Rahim peut être traduit par Le Proche le plus Proche. Et vous pouvez faire toutes les causes que vous souhaitez, l’issue et le résultat appartiennent à Lui Seul.

Encouragez votre entourage proche à participer à vos efforts, notamment à travers les jeux, comme les jeux de rôles où on joue à la maîtresse, les jeux de société, etc.

Lâchez prise, surtout si votre enfant n’a pas l’air intéressé plus que ça par l’apprentissage, car ce n’est pas vous qui avez le contrôle sur son cœur. Vous pouvez seulement l’aider du mieux que vous pouvez.

Les deux meilleurs moyens à votre disposition restent selon moi : les invocations et le pouvoir de l’exemple. Car l’enfant ne nous écoute pas vraiment, il nous imite. Aimez-vous apprendre? Vous fixez-vous régulièrement des objectifs liés à l’apprentissage, qui sont alignés à votre joie?

En vous regardant apprendre au quotidien (même si c’est peu de temps), chercher à réaliser vos rêves en vous fixant des objectifs, votre enfant sera inspiré à suivre votre chemin, pour son bonheur et le vôtre.

Cela me fait penser que j’ai conçu ce tracker pour suivre les routines de votre enfant mais il pourra aussi bien vous aider à suivre les vôtres  A très vite inchaAllah !

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